Dədə Qorqud – İncəbellim

İncədonlum, yer basmayıb yeriyən,
Başım baxtı, evim taxtı, sevgilim!

Evdən çıxıb yüyürəndə sərviboylum,
Badam yesə, boylu görünən incəbellim

Topuğunda sarmaşanda qara saçlım.

Qoşa badam sığmayan dar ağızlım,
Qar üstündə qan dammıştək al yanaqlım.

Evdən çıxıb yüyürəndə sərviboylum,
Badam yesə, boylu görünən incəbellim

Topuğunda sarmaşanda qara saçlım.

İncədonlum, yer basmayıb yeriyən,
Başım baxtı, evim taxtı, sevgilim!

Evdən çıxıb yüyürəndə sərviboylum,
Badam yesə, boylu görünən incəbellim

Topuğunda sarmaşanda qara saçlım.

Sevgilim, gözelim, dodaqlım.
Bəstəkar: Emin Sabitoğlu

Kitabi -Dədə Qorqud

Dədə Qorqud4

Kitabi -Dədə Qorqud haqqında ilk dəfə alman alimi F.Dits məlumat vermiş və “Təpəgöz” boyunu alman dilinə tərcüməsi ilə dərc etdirmişdir (1815). T.Nöldeke əsəri Drezden nüsxəsi əsasında çapa hazırlamaq istəmişdir. V.V.Bartold 1894-1904-cü illərdə əsərin 4 boyunu rus dilinə çevirərək çap etdirmişdir. O, 1922-ci ildə dastanın tam tərcüməsini başa çatdırmışdır; həmin tərcümə 1950-ci ildə Bakıda (H.Araslı və M.Təhmasibin redaktəsi ilə), 1962-ci ildə isə Moskvada nəşr olunmuşdur.
1952-ci ildə E.Rossi Vatikan kitabxanasında əsərin yeni bir nüsxəsini tapıb italyanca tərcüməsi ilə birlikdə nəşr etdirmişdir. “Kitabi-Dədə Qorqud” Türkiyədə ilk dəfə 1916-cı ildə Kilisli Müəllim Rifət, Azərbaycanda isə 1939-cu ildə akademik H.Araslı tərəfindən nəşr olunmuşdur. Sonralar əsər ingilis, alman və fars dillərinə tərcümə edilmiş, İngiltərədə, İsveçrədə, ABŞ-da və İranda çapdan çıxmışdır. 1951-ci ildə “Kitabi-Dədə Qorqud” Azərbaycanda və Türkmənistanda “xalq düşməni” elan edilərək oxunması yasaqlanmış, Azərbaycanda 1957-ci, Türkmənistanda 1980-ci ildə bəraət qazanmışdır.

Dədə Qorqud

Dizin basıb oturanda halal görklü,
Dölümündən ağarsa, baba görklü.
Ağ südün doya əmizsə, ana görklü,
Yanaşıb yola girəndə qara buğur görklü.
Uzunca tənəfi görklü.
Oğul görklü…”
../..
Ağız açıb ögər olsam, üstümüzdə Tanrı görklü,
Tanrı dostu, din sərvəri Məhəmməd görklü.
Məhəmmədin sağ yanında namaz qılan
Əbubəkr Siddiq görklü,
Axır separə başıdır, “Əmmə” görklü,
Hecasinləyin, düz oqunsa, “Yasin” görklü
Qılıc çaldı, din açdı, Şahmərdan Əli görklü,
Əlinin oğulları, peyğəmbər nəvələri.
Kərbəla yazısında Yezidin əlində şəhid oldu
Həsənlə Hüseyn iki qardaş bilə görklü.
Yazılıb-düzülüb gögdən endi,
Tanrı elmi “Quran” görklü,
Ol “Quran”ı yazdı-düzdü,
üləmalar ögrənincə köbədi-biçdi
alimlər sərvəri Osman Üffan oğlu görklü.
Alçaq yerdə yapılıbdır, Tanrı evi Məkkə görklü,
Ol Məkkəyə sağ varsa, əsən gəlsə,
Sidqi bütün hacı görklü.
Sağış günündә ayna görklü,
Ayna günü oquyanda xütbә görklü.
Qulag asıb dinləyəndə ümmət görklü,
Minarədə banlayanda fəgi görklü…
Qamusuna bənzəmədi,
cümlə aləmləri yaradan Allah-Tanrı görklü
Ol öyüdüm Tanrı dost oluban mədəd irsün,
xanım, hey!..
../..

Dədə Qorqud

“Allah, Allah deməyincə işlər onmaz,
Qadir Tanrı verməyincə ər bayımaz.
Əzəldən yazılmasa, qul başına qəza gəlməz,
Əcəl vədə irməyincə kimsə ölməz.
Çıxan can gerü gəlməz.
Bir yigidin qara dağ yumurusunca malı olsa,
yığar, dirər, tələb eylər.
Nəsibindən artığın yiyə bilməz.
Ulaşıban sular daşsa, dəniz dolmaz,
Təkəbbürlük eyləyəni Tanrı sevməz…”

Un conte Turc de Dèdè Korkut

LE CONTE DE KHAN BOGAÇ (1), FILS DE KHAN DIRSE

Traduction Mesut BULUT,
Maître de conférence à l’Université de Mersin, Faculté de la communication – TURQUIE et Willy bakeroot.

Les contes de Dèdè KORKUT ont trouvé corps au 13eme siècle chez les Turkmen (Oguz musulmans) qui se sont installés au nord-est de l’Anatolie.
On suppose que ces contes ont passé à l’écriture au 15eme siècle.
Seyyid Ahmed Ben Seyyid Hassan aurait été le premier à les écrire dans ses cahiers (defteri).
En 1916, ils furent édités en langue arabe par un turc : Rifat KILISLI.
Ettore ROSSI les publia en italien en 1938.
On les appelle “Contes de Dèdè KORKUT” parce ce personnage intervient toujours dans les contes et les termine avec une prière.
On retrouvera ce conte – ainsi que d’autres contes de la Geste Oghuz – dans une traduction d’Altan Gokalp – in “Le livre de Dede Korkut” Coll. L’aube des peuples, Éd. Gallimard. 1998.

Un jour Khan Bayindir, fils de Kam Gan, se leva, fit monter sa tente en Damas sur le monde. Son dais panaché montait vers le ciel. En mille endroits le sol était décoré de tapis de soie.
Le Khan des Khan, Khan Bayndir, donnait un festin une fois l’an et réunissait les Beys Oguz (2) . Une fois de plus il donna un festin et fit abattre des étalons, des chameaux et des béliers. Il fit monter une tente blanche, une tente rouge, une tente noire en différents endroits.
“ Celui qui a un fils, placez-le dans la tente blanche, celui qui a une fille, placez-le dans la tente rouge, celui qui n’a ni fils ni fille, placez-le dans la tente noire et mettez-le sur le tapis de feutre noir, apportez-lui la fricassée de mouton noir, s’il veut manger, qu’il la mange, sinon qu’il s’en aille; celui qui n’a ni fils ni fille est maudit par Dieu et nous le maudissons aussi, qu’il le sache.” dit-il.
Les Beys Oguz commencèrent à venir un par un et se réunirent. Alors l’un d’entre eux appelé Bey Dirse, et qui n’avait ni fils ni fille, se mit à parler !
Voyons ce qu’il dit :
“ Quand les vents frais de l’aurore commencent à siffler
“ Quand l’alouette barbue grise commence à chanter
“ Quand le Muezzin à longue barbe commence à appeler
“ Quand les chevaux bédévi hennissent en voyant leurs maîtres
“ Au moment où l’on distingue le jour de la nuit
“ Quand le soleil caresse à peine le flanc des belles montagnes
“ Au moment où les braves Beys et les héros s’assemblent
Tôt le matin, Khan Dirse se réveilla, il se leva et, accompagné de ses quarantes braves, il alla à l’assemblée du Khan Bayindir.
Les braves de Khan Bayindir accueillirent Khan Dirse, ils le menèrent dans la tente noire, l’assirent sur le tapis en feutre noir et lui servirent de la fricassée de mouton noir.
- C’est l’ordre de Khan Bayindir, dirent-ils !
Khan Dirse les interrogea.
- Quelle faute Khan Bayindir a-t-il vu en moi ? A-t-il vu une faute à mon épée ? A-t-il vu une faute à ma table ? Pourquoi m’a-t-il mis dans la tente noire alors qu’il a placé des gens moins honorables que moi dans la tente rouge ou dans la tente blanche ? Quelle a été ma faute ?
Ils lui répondirent :
- Khan, aujourd’hui, Khan Bayindir a dit : “ Celui qui n’a ni fils ni fille est maudit par Dieu. Nous le maudissons aussi !”
Khan Dirsè se redressa tout à coup et dit :
- Debout mes braves, levez-vous de votre place. La honte noire vient de moi ou de ma femme !
Puis Khan Dirsè rentra chez lui. Il appela sa femme et parla !
Retour
Voyons ce qu’il dit
“ Viens ici ma destinée, trône de ma maison
“ Quand tu marches en sortant de la maison, mon amour, tu es élancée comme un cyprès
“ Tes cheveux noirs s’entortillent autour de tes chevilles
“ Tes sourcils froncés ressemblent à un arc tendu
“ Tu as une si petite bouche qu’une double amande ne peut y pénétrer
“ Tes joues sont semblables aux pommes de l’automne
“ Ma femme, pilier de ma maison, toi qui engendre mes enfants !
Vois ce qui s’est passé ! Khan Bayindir avait fait monter une tente blanche, une tente rouge et une tente noire.
Il paraît qu’il a dit :
- Celui qui a un fils, placez-le dans la tente blanche, celui qui a une fille, placez-le dans la tente rouge, celui qui n’a ni fils ni fille, placez-le dans la tente noire et mettez-le sur le tapis de feutre noir, apportez-lui la fricassée de mouton noir, s’il veut manger, qu’il la mange, sinon qu’il s’en aille; celui qui n’a ni fils ni fille est maudit par Dieu et nous le maudissons aussi, qu’il le sache.”
Est-ce ta faute ou ma faute ?
Dieu ne nous donne pas de fils ! Pourquoi ?
Il dit avec colère à sa femme :
Fille de Khan, veux-tu que je me lève ?
Veux-tu que je te serre le cou et le col de ton corsage ?
Veux-tu que je te jette sous mes talons ?
Veux-tu que je prenne en main mon épée d’acier noir ?
Veux-tu que je sépare la tête de ton corps ?
Veux-tu que je te fasse savoir combien la vie est savoureuse ?
Veux-tu que je fasse couler ton sang rouge sur la terre ?
Fille de Khan,
quelle est la cause de notre malheur, dis-moi ?
Désormais, ma colère sera terrible envers toi.
En entendant çà, la femme de Khan Dirsè se chagrina, ses yeux noirs et bridés se remplirent de larmes et de sang. Elle répondit :
- Mon Khan ! Ce n’est ni de toi ni de moi, c’est la volonté de Dieu qui est au-dessus de nous. Oh ! Khan Dirsè, ne te fâche pas contre moi, ne m’injurie pas, ne te froisse pas, lève-toi, fais monter ta tente panachée, fais abattre des étalons, des chameaux, des béliers. Réunis les Beys Iç-Oguz et Dis-Oguz. Si tu vois un affamé, rassasie-le; si tu vois un homme nu, habille-le. Remet au débiteur sa dette, amoncèle la viande en colline, que le kimiz (3) s’écoule comme un lac. Donne un grand festin, fais un voeu. Peut-être que grâce à la prière de l’un d’entre eux, Dieu nous donnera un fils !
Khan Dirsè, entendant les paroles de sa bien aimée , donna un grand festin et fit un voeu.
Il fit abattre des béliers, des étalons, des chameaux. Il réunit les Beys Iç-Oguz Dis-Oguz (4). Quand il vit un affamé il le rassasia, voyant un homme nu il l’habilla, il remit au débiteur sa dette, il fit amonceler de la viande, il fit couler du kimiz comme un lac. On leva les mains au ciel et on pria. Aux prières de l’une de ces bonnes gens, Dieu accorda un enfant à la femme qui se trouva enceinte.
Après un certain temps, elle mit au monde un garçon. Elle le donna aux nourrices.
Le pied du cheval est rapide, la langue du poête est agile, les os s’allongent et deviennent robustes. Passèrent les mois et les années, le garçon grandit. Il atteignit ses quinze ans.
Un jour, le père du garçon alla au quartier général de Khan Bayindir. Khan Bayindir avait un taureau et un chameau. Quand ce taureau frappait un rocher de ses cornes, il le réduisait en poudre. On faisait lutter le taureau et le chameau une fois en été et une fois en automne. Khan Bayindir allait voir cette lutte avec ses nombreux Beys Oguz et s’amusait.
Une fois encore l’été arriva, on sortit le taureau du sérail, on le tint avec des chaînes, trois braves à sa droite, trois braves à sa gauche. On l’amena au milieu de la place et on le lâcha.
Sur la place, le fils de Khan Dirsè et trois autres garçons du sérail jouaient aux osselets. On libéra le taureau et on cria aux enfants “sauvez-vous” !
Les trois enfants se sauvèrent mais le fils de Khan Dirsè ne se sauva pas. Il resta planté au centre de la place en regardant le taureau. Le taureau se rua sur lui et voulut le tuer.
Le garçon frappa fort de son poing sur le front du taureau. Le taureau recula puis se relanca sur le garçon.
Le garçon frappa à nouveau fortement sur le front du taureau. Cette fois, il maintint son poing au front et repoussa le taureau jusqu’au bout de la place.
Garçon et Taureau s’affrontèrent un moment. Les Khan Bayindir regardèrent avec plaisir. Les deux épaules du taureau se couvrirent de sueur, ni l’un ni l’autre ne l’emporta.
Le garçon se dit : on met une poutre sous le toit d’une étable pour qu’elle lui soit un support ! Si on retire le support, l’étable s’écroule ! Pourquoi est-ce que je sers de support à ce taureau ?
Il retira son poing du front du taureau, se dégagea de côté. Le taureau ne put rester sur ses jambes et tomba sur la tête. Le garçon dégaina son couteau et coupa la tête du taureau.
Alors les Beys Oguz vinrent et entourèrent le garçon en disant “bravo” !
Que Dèdè (5) Korkut vienne et qu’il donne un nom à ce garçon. Qu’il aille avec lui chez son père et qu’il demande pour lui un fief dirent-ils.
A cette époque on ne donnait pas de nom à un garçon avant qu’il ait coupé une tête et versé du sang.
Ils appelèrent donc Dèdè Korkut (6). Celui-çi arriva et partit avec le garçon chez son père.
Dèdè Korkut parla au père du garçon !
Retour
Voyons ce qu’il dit :
Oh ! Khan Dirsè, donne un fief à ce garçon. Donne lui un trône, il est vertueux.
Donne un grand cheval bédévi à ce garçon pour qu’il lui serve de monture, il est habile.
Donne dix mille moutons de ton enclos, à ce garçon, pour qu’ils lui soient brochettes, il est vertueux.
Donne lui un chameau rouge de ton enclos, pour qu’il lui soit son porteur, il est habile.
Donne une grande maison au toit d’or, à ce garcon, pour qu’elle lui soit ombre, il est vertueux.
Donne lui une pélerine, les épaules ornées de motifs d’oiseaux ainsi que des vêtements pour qu’ils lui soient habits, il est habile.
Il s’est battu sur la place blanche de Khan Bayindir.(7) Ton fils a tué un taureau, que son nom soit Bogaç. Je lui ai donné son nom, que Dieu lui donne son âge.
Khan Dirsè donna un fief et un trône au garçon. Le garçon monta sur le trône mais il ne chérit plus les quarante braves de son père.
Ces quarante braves le jalousèrent. Ils se dirent :
- Depuis que ce garçon est né, Khan Dirsè ne nous regarde pas. Venez que nous allions dire du mal de lui à son père. Peut-être le tuera-t-il ! Alors notre valeur et son amour remonteront ?
Vingt de ces quarantes braves allèrent d’un côté et vingt de l’autre.
Les vingt premiers arrivèrent chez Khan Dirsè et lui dirent :
- Vois-tu Khan Dirsè, ce qui s’est passé ! Que Dieu punisse ton fils ingrat et néfaste. Avec ses quarante braves il est allé vers les nombreux Oguz. Il à enlevé les belles filles qu’il a vu. Il a lancé des injures à la bouche des anciens aux barbes blanches. Il a tari le lait des femmes aux cheveux blancs et il a arraché leurs cheveux.
Les eaux qui coulent et les montagnes rouges qui s’allongent font passer les nouvelles et ces nouvelles iront jusqu’au Khan des Khan, Khan Bayindir^ . “Le fils de Khan Dirsè nous a posé beaucoup de problèmes” dira-t-on ! Il vaut mieux pour toi mourir que vivre ! Khan Bayindir se fâchera beaucoup et t’appellera.
A quoi te servira un tel fils ! Au lieu d’en avoir un pareil, il vaut mieux ne pas en avoir ! Tue-le !
Khan Dirsè dit alors :
- Amenez le que je le tue, un tel fils ne m’est pas utile.
Comme il disait cela, les vingt autres lâches arrivèrent. Ils le calomnièrent :
“Lève-toi Khan Dirsè ! Ton fils s’est levé, il est parti en chasse dans les montagnes. Il t’a désobéi en chassant, il a fait la chasse aux oiseaux. Il est parti en emmenant sa mère avec lui et il a bu du vin fort. Il a discuté avec sa mère et il a projeté de te tuer. Ton fils est un ingrat, il est néfaste.
La montagnes rouges qui sont allongées là-bas transmettront les nouvelles qui iront jusqu’au Khan des Khan, Khan Bayindir. Il dira “le fils de Khan Dirsè nous a créé beaucoup de problèmes.” On t’appellera et devant tout le monde on se fâchera.
A quoi te servira un tel fils ? Tue-le !
Khan Dirsè dit alors :
- Amenez le que je le tue, un tel fils ne m’est pas utile.
Les hommes de Khan Dirsè dirent :
Comment veux-tu qu’on emmène ton fils ? Il ne nous écoutera pas, il n’entendra pas nos paroles. Lève-toi ! Appelle tes braves, prends les avec toi, va à la chasse et pendant la chasse, essaye de tuer ton fils avec ta flèche. Si tu n’arrives pas à le tuer comme çà, tu ne pourras plus autrement, sache-le !
Retour
“ Quand les vents d’aurore commencent à siffler,
“ Quand la grise alouette barbue commence à chanter,
“ Quand les chevaux bédévi (8) hennissent en voyant leurs maîtres,
“ Quand l’étranger à la barbe longue commence à crier,
“ Au moment où l’on distingue le jour de la nuit,
“ Quand le jour se lève sur les belles montagnes,
“ Au moment où les Braves et les héros s ‘assemblent.
Tôt le matin, Khan Dirsè se leva, il prit son fils avec lui, il rassembla ses quarante braves et partit à la chasse.
Il chassèrent des oiseaux. Quelques-uns des quarante braves vinrent auprès du garçon et lui dirent :
“Ton père à dit : Qu’il poursuive les cerfs et les ramène devant moi pour que je puisse voir comment il monte à cheval, combien il est habile à l’épée, comment il lance la flèche, afin que je me réjouisse, que je soit fier de lui et que j’aie confiance en lui.”
Comment voulez-vous que le garçon sache de quoi il s’agissait !
Il les crut sur parole. Il poursuivit donc les cerfs et les tua devant son père en se disant : “que mon père voie comment je monte à cheval afin qu’il soit fier de moi; qu’il voie comment je lance la flèche et qu’il ait confiance en moi; qu’il voie combien je suis habile à l’épée et qu’il s’en réjouisse.”
Quelques-uns de ces quarante calomniateurs dirent à Khan Dirsè :
“Khan Dirsè vois-tu le garçon ? Il pousse les cerfs vers toi. En lançant sa flèche vers les cerfs, il te tuera. Tue-le avant qu’il ne te tue, vas-y !”
En chassant les cerfs, le garçon se trouva un moment devant son père. Khan Dirsè prit son arc dur, à tendon de loup, il se leva sur sa monture, tira, la flèche toucha le garçon entre les deux épaules et le fit tomber. Son sang rouge s’écoula avec abondance, sa poitrine en était remplie. Il s’accrocha au cou de son cheval bédévi puis tomba à terre.
Khan Dirsè voulut se jeter sur son fils. Les quarante lâches ne le laissèrent pas faire. Il fit tourner alors bride à son cheval et prit la route de son quartier général.
La femme de Khan Dirsè, se disant “ c’est la première chasse de mon fils”, fit abattre des étalons, des chameaux, des béliers, pour donner un grand festin aux nombreux Beys Oguz.
Elle se leva alors, et, accompagnée de quarante filles aux tailles fines, elle alla à la rencontre de Khan Dirsè. Lorsqu’il fut près d’elle, elle leva la tête et regarda son visage. Elle jeta un coup d’oeil à droite puis à gauche et ne vit pas son fils. Sa poitrine trembla et son coeur défaillit. Ses yeux noirs et bridés se remplirent de larmes et de sang. Elle appela Khan Dirsè et se mit à parler !
Retour
Voyons ce qu’elle dit :
Viens ici,
mon destin, trône de ma maison,
gendre de mon père Khan
amour de ma mère,
toi à qui mon père et ma mère m’ont donné,
toi que j’ai aperçu en ouvrant les yeux,
à qui j’ai donné mon coeur et que j’ai aimé,
Oh ! Khan Dirsè !
Tu t’es levé avec ton fils,
en bondissant tu as enfourché ton cheval bédévi
Tu es parti pour la chasse sur les belles et grandes montagnes,
Tu es parti deux, tu reviens un, où est mon enfant ?
Où est le fils que j’ai trouvé dans la nuit noire ?
O Khan Dirsè !
Que mon oeil sorte de la tête, il tremble beaucoup.
Que la veine de lait que mon enfant têtait soit coupée, elle se lamente beaucoup.
Que ma peau blanche se gonfle sans que le serpent jaune la morde.
Car mon fils n’apparaît pas, mon coeur se consume.
J’ai libéré l’eau des rivières asséchées.
J’ai donné des vêtements noirs aux Derviches.
Quand j’ai vu un affamé, je l’ai rassasié.
Quand j’ai vu un homme nu, je l’ai habillé.
J’ai fait amonceler de la viande, j’ai fait couler du kimiz comme un lac.
Grâce à un voeu, difficilement, j’ai trouvé un fils.
O Khan Dirsè ! dis-moi des nouvelles du fils unique !
Dis-moi si tu as abandonné le fils unique dans la montagne bariolée !
Dis-moi si tu as laissé le fils unique aux eaux agitées et qui coulent sans arrêt !
Dis-moi si tu as fait manger le fils unique par les lions et les tigres !
Dis-moi si tu as laissé enlever le fils unique par les infidèles en habits noirs !
Que j’aille chez mon père Khan !
Que je prenne beaucoup de trésors et beaucoup de soldats !
Que j’aille sus aux infidèles exaltés !
Avant d’être blessée et descendue de mon cheval !
Avant d’avoir essuyé mon sang rouge avec la manche de mon vêtement !
Avant d’être tombée sur la terre bras et jambes !
Que je ne sorte pas de sa route !
Dis-moi les nouvelles du fils unique, ô Khan Dirsè !
Que ma tête au noir destin soit sacrifiée aujourd’hui pour toi !
Disant çà, elle pleura et se lamenta. Khan Dirsè ne répondit pas à sa femme. Les quarante lâches de Khan Dirsè vinrent en face d’elle et lui dirent : “Le garçon est sain et sauf, il est toujours à la chasse et va arriver d’un moment à l’autre. N’aie pas peur, ne soit pas inquiète, le Bey est ivre, il ne peut pas te répondre.
La femme de Khan Dirsè fit demi-tour et rentra chez elle. Ne pouvant plus attendre, elle prit les quarante filles aux tailles fines pour l’accompagner. Elle monta son cheval bédévi et partit à la recherche de son fils.
Elle arriva à la montagne Kazilik, sur laquelle, été comme hiver, la glace ne fond pas. Elle grimpa dans la montagne, elle redescendit dans la vallée.
Elle regarda et vit des corbeaux et des freux au dessus d’une vallée. Ils montaient et descendaient, se posaient par terre puis volaient.
Elle talonna son cheval et s’en fut vers là-bas.
C’est à cet endroit que le garçon s’était écroulé. Les corbeaux et les freux voulaient se poser sur lui en voyant le sang. Les deux chiens du garçon les chassaient et ne les laissaient pas se poser.
Lorsque le garçon s’était écroulé, Hizir Ilyas en habits verts s’était montré. Il caressa la blessure par trois fois avec sa main disant :
“O garçon ! n’aie pas peur, tu ne mourras pas de cette blessure. La fleur de la montagne et le lait de ta mère sont le remède à ta blessure”.
Puis il disparut.
La mère du garçon arriva en courant. Elle regarda et vit son fils allongé et couvert de sang.
Elle cria et dit à son fils :
Retour
Voyons ce qu’elle dit :
Tes yeux noirs et bridés sont ensommeillés, ouvre-les donc
Dix de tes côtes sont brisées, rassemble-les donc
L’âme chère que Dieu t’as donné est en voyage,
fais la donc revenir
Si ton âme est dans ton corps, fais-le moi savoir, ô fils !
Que ma tête au noir destin soit sacrifiée pour toi, ô fils !
Elle continua
Coulent tes eaux, ô montagne Kazilik
Qu’elles ne coulent plus !
Poussent tes herbes, ô montagne Kazilik
Quelles ne poussent plus !
Courent tes cerfs, ô montagne Kazilik
Qu’ils ne courent plus et qu’ils deviennent pierre !
Comment puis-je savoir, mon fils
si c’est à cause d’un lion ou d’un tigre ?
Comment puis-je savoir, mon fils
d’où te sont venues ces blessures ?
Si ton âme est dans ton corps, dis le-moi.
Que ma tête au noir destin soit sacrifiée pour toi, ô fils
Au moment où elle disait çà, son fils l’entendit, il leva la tête, il ouvrit les yeux et regarda sa mère.
Il parla !
Voyons ce qu’il dit :
Viens ici,
La mère dont j’ai têté le lait blanc
ma chère mère, mon âme aux cheveux blancs
ne maudit pas les eaux qui coulent
les eaux de la montagne de Kazilik sont innocentes
ne maudit pas ses herbes qui poussent
la montagne Kazilik n’est pas coupable
Ne maudit pas ses cerfs qui courent
les cerfs de la montagne Kazilik ne sont pas coupables
Ne maudit pas ses lions et ses tigres
la montagne Kazilik n’est pas coupable
Si tu veux maudire, maudis mon père
Cette faute est à lui !
Retour
Il poursuivit :
Ne pleure pas mère !
Dans cette blessure, il n’y a pas la mort pour moi !
N’aie pas peur, Hizir Ilyas au cheval gris est apparu. Il a caressé trois fois ma blessure et m’a dit : “tu ne mourras pas de cette blessure, les fleurs de la montagne et le lait de ta mère te seront un remède”.
Alors les quarantes filles à la taille fine se dispersèrent et cueillirent des fleurs dans la montagne. La mère du garçon pressa sa mamelle une première fois mais le lait ne sortit pas. Elle pressa une seconde fois, encore rien. A la troisième fois, elle se frappa la poitrine et cette fois, le lait gicla mélangé au sang.
Elles mirent le lait et les fleurs sur la blessure de l’enfant, elle le firent monter sur le cheval et l’emmenèrent à la maison. Elles laissèrent le garçon aux mains des médecins et le cachèrent de Khan Dirsè.
Le pied du cheval est rapide,la langue du poète est agile !
En quarante jours, la blessure du garçon fut guérie, il retrouva entièrement sa santé.
Les quarante lâches apprirent la nouvelle. Ils se dirent : “Que peut-on faire ? Si Khan Dirsè voit son fils, il ne nous laissera pas vivant, il nous passera tous au fil de l’épée. Allons capturer Khan Dirsè, attachons ses blanches mains dans le dos, passons la corde en poil à son cou et menons le au pays des infidèles.”
Ils capturèrent Khan Dirsè pendant qu’il était ivre. Ils lui attachèrent ses mains blanches dans le dos, lui passèrent la corde de poil au cou et le battirent jusqu’au sang. Khan Dirsè à pied, les autres à cheval, ils prirent la route du pays des infidèles en le frappant.
Khan Dirsè est donc prisonnier en marche vers le pays des infidèles.
Les Beys Oguz ne savent pas que Khan Dirsè est prisonnier, mais sa femme l’avait su.
Elle parla à son fils !
Mais voyons ce qu’elle dit :
Vois-tu ô fils, ce qui s’est passé ?
Les roches escarpées n’ont pas bougé
la terre a tremblé
Il n’y a pas d’ennemis dans la contrée
les ennemis se sont jetés sur ton père
Les quarante lâches, les hommes de ton père, l’ont capturé
Ils ont attaché ses blanches mains dans le dos
Ils lui ont passé la corde de poil de chèvre au cou
Eux à cheval, lui à pied, ils l’ont emmené au pays des infidèles.
O fils, lève-toi, prend tes quarante braves avec toi, sauve ton père de ces quarante lâches !
Va fils ! Ton père n’a pas eu pitié de toi, mais toi, aie pitié de moi !
Le garçon ne froissa pas sa mère. Bey Bogaç se leva, il s’arma de son épée en acier noir, il prit son arc dur tendu de boyaux blancs, il mit sa lance en or sous le bras, il fit apporter son cheval bédévi et le monta. Avec ses quarante braves, il courut au secours de son père.
Les quarante lâches s’étaient donné un moment de repos. Ils buvaient du vin rouge fort.
Khan Bogaç les rattrapa.
Les quarante lâches le virent mais ne le reconnurent pas. Ils se dirent “Allons capturer ce brave et emmenons le au pays des infidèles avec Khan Dirsè puis tuons-les.”
Khan Dirsè les entendit et dit : “O mes quarante compagnons ! de grâce, il n’y a pas de doute que Dieu est unique. Détachez mes mains et donnez-moi ma massue que j’aille tuer ce brave. Après, si vous désirez, tuez-moi ou laissez-moi vivant et libérez-moi.”
Il détachèrent Khan Dirsè et lui donnèrent sa massue. Khan Dirsè ne savait pas que c’était son fils qui venait en face de lui. Il parla !
Retour
Voyons ce qu’il dit :
Si les grands chevaux bédévi qu’on emporte sont à moi, dis-moi si tu possèdes une monture aux parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je la reprend.
Rentre chez toi !
Si dix mille moutons qu’on emporte sont à moi, dis-moi si tu as des moutons à brochettes parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je les reprend. Rentre chez toi !
Si les chameaux rouges qu’on emporte de l’enclos sont à moi, dis-moi si tu as un porteur parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je le reprend.
Rentre chez toi !
Si les grandes maisons aux toits d’or qu’on emporte sont à moi, dis-moi si tu as une chambre dans ces maisons !
Sans faire la guerre, sans me battre, je la reprend.
Rentre chez toi !
Si les brus aux visages blancs et aux yeux azurés qu’on emporte sont à moi,
dis-moi, brave, si tu as une fiancée parmi elles !
Sans faire la guerre, sans me battre, je la reprend.
Rentre chez toi !
Si les vieux aux barbes blanches qu’on emporte sont à moi,
dis-moi, brave, si tu as un père à la barbe blanche parmi eux !
Sans faire la guerre, sans me battre, je le reprend.
Rentre chez toi !
Si tu es venu pour moi, j’ai tué mon fils,
Si péché il y a, il est à moi. Rentre chez toi !
Alors le fils parla à son père.
Voyons ce qu’il dit :
Si les grands chevaux bédévi qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai une monture parmi eux.
Je ne la laisserai pas aux quarante lâches !
Si les chameaux rouges qu’on emporte de l’enclos sont à toi, moi aussi j’ai un porteur parmi eux.
Je ne le laisserai pas aux quarante lâches !
Si les dix mille moutons qu’on emporte de l’enclos sont à toi, moi aussi j’ai des moutons pour les brochettes parmi eux.
Je ne le laisserai pas aux quarante lâches !
Si les brus aux visages blancs et aux yeux azurés qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai une fiancée parmi elles.
Je ne la laisserai pas aux quarante lâches !
Si les grandes maisons aux toits d’or qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai une chambre dans ces maisons.
Je ne la laisserai pas aux quarante lâches !
Si les vieux aux barbes blanches qu’on emporte sont à toi, moi aussi j’ai un vieux père qui est étranger parmi eux.
Je ne le laisserai pas aux quarante lâches !
Disant cela, il fit signe de la main. Ses quarante braves talonnèrent leurs chevaux bédévi et ils s’assemblèrent autour de Khan Bogaç.
Le garçon talonna son cheval et, avec ses quarante braves, il entra dans la bataille. Il coupa la tête des uns, il fit prisonnier les autres et sauva son père.
Khan Dirsè comprit alors que son fils était vivant. Le père et le fils s’embrassèrent, ils se parlèrent puis rentrèrent chez eux.
Le fille du Khan s’en alla à leur rencontre. Elle les vit côte à côte et rendit grâce à Dieu. Elle fit des sacrifices, rassasia les affamés, donna aux pauvres et embrassa son fils.
Le Khan des Khan, Khan Bayindir donna un fief et un trône au garçon.
Dèdè Korkut est arrivé au clan.
Il chanta alors ces vers d’Oguz :
Retour
Il dit :
Même eux sont venus et repartis de ce monde,
ils sont venus et repartis comme une caravane.
La mort les a pris, la terre les a cachés.
A qui ce monde éphémère est-il resté ?
O ! Monde mortel ! donne un passage à l’ange noir de la mort quand il arrive !
Que Dieu élargisse ton territoire pour la santé du clan
Que ce grand Dieu que je loue soit ton ami et qu’il t’aide !
Prions ô Khan !
Que tes montagnes ne s’écroulent pas !
Que ton arbre plein d’ombrage ne soit pas abattu !
Que ta belle source d’eau ne tarisse jamais !
Que ton cheval blanc et gris ne bronche jamais quand tu frappes avec ton épée,
qu’elle ne soit jamais ébréchée !
Que dans le tumulte des batailles ta lance bariolée ne soit pas brisée !
Que le séjour de ta mère aux cheveux blancs soit paradis !
Que le séjour de ton père à la barbe blanche soit paradis !
Que ton feu (9) allumé par Dieu soit toujours allumé !
Que Dieu, dans sa grandeur, ne te laisse pas à la merci des lâches ! O Khan !

(1) Bogaç signifie Taurin, Boga (ou Buga en ancien turc) signifie Taureau, Bogaz signifie Gorge.
(2) Oguz (courageux) est le Nom d’une branche clanique
(3) Boisson alcoolisée qu’on obtient avec du lait de jument.
(4) Iç Oguz : clans attachés au Khan des Khan. Diç Oguz : clans un peu éloignés.
(5) Dèdè désigne le Grand père ou le grand savant. C’est aussi un Héros de contes.
(6) Vient sans doute de KORMAK = avoir peur.
(7) Bayindir = qui fait évanouir.
(8) Chevaux arabes : Bédouins.
(9) Capacité génitrice et créative figurée par le feu qui fait cuire les aliments.

The book of Dede Gorgud – Dede Korkut – Dede Qorqut

A masterpiece of epic literature

by Seyfaddin Rzasoy

“The Book of Dede Gorgud” (Kitabi-Dada Qorqud) is a heroic epic poem of the Oghuz – a Turkic tribal group who were the ancestors of the Azerbaijanis, Turks, Turkmens and the Gagauz. In terms of its historical and cultural significance, this saga is a grand testament to the culture of the Turkic world of ancient and medieval times. This majestic epic, exuberant in its love for humanity and its environment is comparable to the world’s early epic poems: “Gilgamesh” (Bilgamesh), “The Mahabharata”, “The Iliad”, “The Nart Sagas” and others.

“The Book of Dede Gorgud”, is distinguished among Turkic epic poems like “Koroglu”, “Alpamysh” and “Ural Batyr…. for its antiquity and the information it carries about the culture of the Oghuz.

The first manuscript of “The Book of Dede Gorgud”, dated to the 16th century and consisting of 12 stories (songs), was found in a Dresden library by German orientalist H.F. von Diez, who published a translation in 1815 of the “Tapagoz” (Goggle-eye) episode, which has similarities with the Greek Polyphemus (Cyclops). Later, the Italian orientalist E. Rossi found another copy of the saga in the Vatican’s library; this was also dated to the 16th century and had six stories-cum-songs. Both copies are written in the Oghuz Turkic language, in Arabic script. The epic, found at the beginning of the 19th century, soon attracted attention from the world’s scholars. It has been translated into Russian, German, English, Persian, Georgian, Latvian, Serb,

Hungarian and other languages (for English-speaking readers it is still possible to find Geoff rey Lewis’s translation, called ‘The Book of Dede Korkut’ – ed.)

Nowadays, international scientific meetings are frequently held in Azerbaijan, the saga’s historical homeland, dedicated to a comparative typology of “The Book of Dede Gorgud” with other of the world’s epic poems.
Folk memory

The continuing interest of readers and researchers in the “Book” lies in its artistic content and broad humanity. Every ethnic epic poem is an embodiment of the life of the social group that created it and which keeps its fi re burning. The whole moral and physical experience of the group becomes an ethnic memory expressed in epic poetry. But the significance of the “The Book of Dede Gorgud” does not depend solely on its being an ethnic poem – the epic saga of the Oghuz. It stems from the fact that it contributes to the history of human ecology on the Eurasian continent. From this point of view, the book is actually a lasting monument to the cultural history of the peoples of the continent, in the shape of the Oghuz. The epic memory experience of “The Book of Dede Gorgud” covers the Scythian-Saka, Hun- Oghuz, and Oghuz-Seljuk epochs of Eurasian history.
The Oghuz

The Oghuz Turks were born on the horse and directed the energy they received from nature and God into cultural development.

They left an eternal cultural bridge between Asia and Europe – between West and East – in this, their national saga, the “Dada Qorqud” Oghuznama (“The Book of Dede Gorgud”) which they carried from the west to the east and from the east to the west.

The book is a monument that the Oghuz Turks, who viewed their layman’s lives as sacred building missions from God, “lived”, “built” and “wrote” in Eurasian space.

There are 12 episodes-cumsongs.

They refl ect the everyday life, moral and physical experience of the Oghuz; particular beauty and value lies in the ecological aesthetic expressed in their attitudes towards people and society, the world and nature. The relationships between people and their environment is one of ecological harmony. The epic’s gallery of images keeps the sacred values of the Oghuz world alive within itself. It refl ects the aesthetics of their humanitarian way of life.

The image of every Oghuz bey, the bearer of Oghuz aristocratic values, is one of the highest mo- rality. This is a virtue that appeals to every reader, regardless of ethnicity. In fact, it is impossible not to respect the behaviour of the Oghuz beys towards people, nature and the world.
Sacred Nature

Bakil, a character in the stories, is also a patron of hunting. He was so humane in his feelings for animals that he never hunted them with an arrow. He caught them with his hands. He kept only those that were fit for eating and that he needed, and he released young and underdeveloped animals back into nature. However, before

releasing them he marked them so that other hunters would not accidentally harm them. In this way, the image of Bakil is a fine aesthetic statement, reaching beyond the boundaries of the Oghuz and making the work an epic for the world.
In the “The Book of Dede Gorgud” nature is a separate world with sacred values. The Oghuz respects every single living and inanimate element of the world of nature around him and does not separate himself from it. He sees the horse as a brother, the tree as a comrade and water as holy; he regards the wolf as a symbol of profusion, improvement and prosperity. Salur Qazan, whose house and people are looted by enemies, learns the whereabouts of his loved ones from water, the wolf and the dog, whom he regards as loved ones too.
…and Art

The epic poem describes the Oghuz as possessing a highly developed sense of the aesthetic. They have an amazingly sensitive attitude towards poetry and music. The Oghuz loved the qopuz, their national musical instrument (a kind of lute), and listened with admiration to ozans (singers) who sang ethnic songs – Oghuznamas – accompanied by the qopuz. Such was their respect and veneration of art and music that they would not kill a sworn enemy who was holding the qopuz, and they would let him go. Even if this enemy had attacked their people and ruined their homeland, they let him go. This was due to the sacred status of the qopuz for the Oghuz – music and poetry were linked to holy heaven.

The qopuz was a symbol of the sacred and whoever took it into his hand was connected to the untouchable. This was also the reason why the Oghuz so loved Dede Gorgud – a concentration of all they held sacred. Dede Gorgud contained knowledge of the divine and mediated between people and God, ensuring harmony in the Oghuz world.

The book established a link between the society’s physical and moral needs and the sacred energy of Nature (Land and Sky), tuning the human spirit to divine harmony. Thus, the aesthetics of the Oghuz were connected to their sacred values.
Death before dishonour

The men of courage in the saga found meaning in their personal lives by defending the public life of the society.

There was an unshakeable commitment by these warriors to sacrifice precious life itself, without hesitation, for their people, honour and motherland. In one episode, Uruz, son of the Oghuz military commander Salur Qazan, when captured by enemies, prefers death to dishonour when his mother’s honour is threatened.

The enemies fail to recognize Salur Qazan’s wife, Burla Xatun, among the 40 girls that they have taken captive. They plan to slaughter Uruz, cook his flesh and make the 40 girls eat it, thinking that his mother will refuse to eat and betray herself to them.

Uruz adheres to the code of Oghuz men of courage and gets a message to his mother, telling her to eat his flesh so that the enemy will not identify her.
Tolerance

As an ethnic epic poem, “The Book of Dede Gorgud” is rich in the humane and in humanitarian ideals. There is no prejudice towards other people with historical or cultural ties to the Oghuz. This national saga of the Oghuz, who protected their motherland as their ideal and who considered it an honour to go, even single-handed, against an enemy threatening their homeland, bears no hostility towards neighbouring peoples – Armenians, Georgians etc.

This approach applied equally to other religions, too. In the epic the Oghuz are described as believers in a Muslim God, but they never had a negative attitude towards Christianity, Judaism or other religions. The Oghuz who believed in God adopted Islam at a later stage and remained faithful to Islam’s concept of heavenly religions, respecting all heavenly religious as correct.

Religious tolerance, which was characteristic of the Oghuz mindset, is also refl ected in the epic poem. Salur Qazan’s son, Uruz, was hurt by the fact that his father still saw him as a child. His words “I will go to the bloody land of the Abkhaz[1] //

I will swear on the gold cross // I will kiss the hand of the priest who wears the Pilon[2] // I will marry the infidel’s black-eyed daughter” – do not arouse any sign of chauvinism in his father Salur Qazan and Oghuz beys.

Their only concern is Uruz’s claim to be a man of courage. “Christianity” “Judaism” and other notions were accepted as true faiths in Oghuz thinking and as natural developments in the world’s divine arrangement.

“The Book of Dede Gorgud” is a masterpiece from the world’s treasury of epic poems in terms of its artistic content, its poetic and linguistic features and for its humanity and humanitarian ideas. This literary landmark, whose 1,300th anniversary was marked by UNESCO as an international holiday in Baku in 1999, is a cultural phenomenon which encompasses the past and the present in the history of mankind, myth and history. While yesterday this majestic epic poem was a holy book of the Oghuz Turks, who contributed important pages to the history of Eurasia, today it is part of “the history of humane ecology” and teaches us secrets about living in harmony with nature.

About the writer:

Seyfaddin Rzasoy is Head of the Mythology Department of the Institute of Folklore in the Azerbaij ani National Academy of Sciences
Deputy editor-in-chief of the “Dada Qorqud” scientifi cliterary collection
1. ‘Bloody Abkhaz’ – Abkhazia, in the Caucasus, located in present-day Georgia
2. ‘Pilon’ is the name in the Oghuz language for the vestments worm by Christian priests

TURK DESTANLARI VE DEDE KORKUT – DEDE QORQUT

H. B. Paksoy, D. Phil.
“Menim hikmetlerim dana (bilgin) isitsin Sozumu destan kilib maksadina yetsin.”
Orta Asya’nin Yese sehrinde, bugunku Kazakistan’da yasamis ve gomulu olan Ahmet Yesevi’nin (olumu (M.S. 1167) Hikmet adli kitabinda[2] yukarda yazili oldugu gibi yer alan bu beyit, Turk destan turu’nun gucunu gostermesi bakimindan onemlidir. Buyuk unlu dusunur Yesevi’nin, oz dunya gorusunu ogrencilerine aktarmaya calisirken, destanlari kendi hikmetlerinden daha guclu ve ustun saydigini anlatir.

Destanlar Turklerin dusunce, kimlik ve yaraticiliginin en onemli temel taslarindan biridir. Bununla birlikte, destan sozcugunun tanim olarak Turkce’ye odunc alinmasi, Turklerce bu kendini dunya’ya anlatim ve gelecek kusaklara ogut turunun ilk yaratildigi yuzyillardan cok sonra yer alan bir olaydir. M. S. 732 yillarinda dikilen Kultekin anitlari bu kendini anlatim turunun ilk orneklerinden biri olup, bu anit’i diktiren Bilge Kagan, anit’in uzerindeki yazitlarda kendini tanittiktan sonra, tanik olduran ve Ortadogunun bir bolumunu icine alan) slamiyeti kabul ettikten sonra, Iranlilari hakimiyetleri altina almislardi. Bu olay, Iranlilarin kendi dil, kultur ve benliklerini buyuk ocude kaybetmeye baslamalarina sebep olmustur. Iranlilarin bir toplum olarak ortadan kalkmasi anlamina gelecek olan bu tehlike’yi zamaninda goren Fars sair’i Firdevsi, eski Iran destanlarini toplayarak (Turk Gazneli devleti icinde otuz yil sure ile calisarak) manzum Sahname’yi yazmistir. Onsozune de “Sahname’yi Farsca yazip, Iranli’yi dirilttim” diye kayit koyup, hakli olarak boburlenmistir. Sahname’de Iranlilarin bas dusmani olarak gosterilenlerden biri Afrasiyab olarak adlandirilmis olup, Kasgarli Mahmut’a gore (M. S. 8ci yuzyilda dikilmis, yukarida adini verdigimiz) Turk anitlarinda adi gecen Turk Alp Er Tunga’dan baskasi degildir. Boylelikle, Kasgarli Mahmut da, 11ci yuzyilda Turk destanlarinin onemine deginmistir. Bu tarihler sonrasinda (Yesevi Hikmet kitabini yazdigi siralarda) Turk sav ve jir’larina, destan da denilmeye baslanmistir.

Turk’un “kendini anlatim ve gelecek kusaklara ogut turu” uzerine Bati Turkleri tarafindan yapilmaya baslanan calismalar ise, cok yenidir. Ziya Gokalp ve calisma arkadaslari bir sure bu konu’ya egilmislerdir.[10] Turk destanlarinin bilimsel olarak incelenmesi yolunda ilk adimlari atanlardan biri ise Prof. Zeki Velidi Togan olup, 1931 yilinda Atsiz Mecmua’da yayinlanan dort makalesinde yazdigina gore:

Milli destanlar, tarihi vakalari tasvirden ziyade, milletin yuksek milli duygularinin yansitan, tamami veyahut az cok tarihe mustenit bir ideal alemi gosteren halk edebiyat eserlerinden ibarettir. Milli destanin meydana gelmesi icin uc merhale gerekir: 1. Destani ruhlu bir milletin cesitli devirlerindeki macerali hayatini halk sairleri ufak parcalar halinde soylerler; 2. Milletin butununu ilgilendiren bir olay, bu cesitli destan parcalarini bir odak noktasi etrafinda toplar; 3. Sonunda, millete buyuk bir medeni hareket olur ve o sirada cikan aydin bir halk sairi, bu parcalari toplayarak milli destani yaratir. (Fars, Yunan ve Fin destanlari boyle meydana gelmistir).

Prof. Togan’a gore, Turkler, ikinci devri birkac kere gecirmislerdir.

Butun Turk milletinin mefkuresini ve dusuncelerini bir yere toplayan destanlar butun Turk milletini birlestiren Oguz ve Cengiz vekayi gibi hadiseler dolayisi ile husule gelmis fakat ucuncu devre’ye girmeyip buyuk bir halk sair’i tarafindan tesbit edilerek muntazam milli destan seklini alamamis ve uful edip gitmistir. Bizde bu buyuk destanlarin ancak enkazi vardir.[11]

Nihal Atsiz’in 1951 yilinda yazdigina gore de:

Togan, Danismend Gazi ve Seyid Battal Gazi hikayelerini, konularini Anadolu’daki slam-Bizans carpismalari sirasinda Emevi ve bilhassa Abbasi ordularindaki Turk unsurlari arasinda dogmus olacagi dusuncesini ileri surmustur.[12]

Arap ordularinin (Iran’dan sonra) Orta Asya ya girmelerinden sonra, yeni bir Arap edebiyati tur’u de ortaya cikmistir. Dini sahsiyetlerin meziyetleri ve din ugruna yaptiklari futuhatlari oven bu tur’e “menkibe” adi verilmistir. Sav ve jir’lardan tam anlami ile ayri olan bu menkibeler’in konulari dini dir. Kahramanlari cogunlukla Arap’tir. Menkibelerde yapildigi anlatilan isler genellikle insan yetenekleri disindadir, ve onlara ancak Rufailer karisir. Cogunlukla masal gibi anlatilirlar. Anlasildigina gore, bu nitelikleri dolayisi ile Prof. Togan menkibe saydigi eserleri destan tanimi icine almamistir.

Bu menkibe turunun bir baska dali da, bir bolum Turkler Muslumanligi kabul ettikten sonra “gazavat” adi altinda gorulmektedir. Dolayisi ile, Sav ve jir’lardan gelen, kocaklama ve kopuzlama olarak adlandirilan Turk destanlari ile digerlerini, ozellikle menkibe ve gazavatnamalari karistirmamak gerekir.

Onasya’ya 11ci yuzyil icinde yerlesen Turkler, “Kocaklamalar” yazmaya baslamislardi. Bugun bildigimiz Koroglu da bu kocaklama turunde ve duzenindedir.[13] Bu kocaklamalarin, Togan’in da belirttigi gibi, birinci basamakta kaldigi goruluyor. Dede Korkut’un icinde anlatilan olaylarin, kagida cekildikleri yuzyillardan cok once’ye gittigini, ve Dede Korkut’un Asya’nin Dogusundan Bati’ya gelen Turklerce getirildigini biliyoruz.[14] Bunun gibi, Koroglu’nun daha once (ve baska ad ile) var olup olmadigi bugun’e kadar koklu olarak arastirilmamistir.

“Ana Bagimsizlik Destanlari,” yeni destanlarin yaratilmasina da yardimci olurlar. Cocuklar, ozanlarin soyledigi destanlari okuyarak, dinleyerek buyurler. Birkac kusak sonra, uruglarina yeni bir yagi satasir. Delikanlilar arasinda destanlarda adi gecen alp’in yerini alacak olanlar cikar. Kavga’yi, vurus’u, destanlarda sozu gecen degerler yoluna, ancak gunun gerekleri ve yollari ile yaparlar. Ozanlar ve tarihciler de, bu yeni alp’i kutlamak icin yeni destan yazarlarken, eski destanlardan parcalari da yeni destan’a katarlar. Boylece, yeni alp’in eski topraktan geldigini gosterirler.

Sozunu ettigimiz “Ana Destanlar,” “kurtulus ve bagimsizlik destanlari”dir. Bir urug, boy, oymak ya da “el” in kendine satasan yagi’yi altedip bagimsizligini korumasinin dile getirir. Destan yaraticilari, durup dururken komsularina el kaldirmazlar, ama, gerektiginde kendilerini korumasini bilirler.

Bu “el,” urug ve oymak’larin mutlu gunleri de vardir. Evlenme toylarinda, bagimsizlik destanlarina ek olarak, uzun Yar-Yar lar da soylenir. Aradan bir kusak gectikten sonra, bu Yar-Yar lar kendi baslarina bir destan gorunumunu de alabilirler. Bir sure sonra, bu Yar-Yar lar kisaltilarak bebeklere, kucuk cocuklara da anlatilir ki, boylelikle masallar dogmus olur. Bunula birlikte, “kurtulus destanlari” olmez. “Ana destan” olarak yasar, yasatilirlar. Yaraticilari ile birlikte yolculuk ederler, yeni ellere vardiklarinda da yeni yer adlari bu eski destanlara girebilir. Destanlar, icinden ciktiklari toplumun en karanlik gunlerinde bile yureklerde yatan umitleri dile getirirler:

Bana imkan verin, serkes hayaller Babam heykelini dikti yadima Ta ki aciz kalsin yillar, simaller O’nu cikarmasin imanimdan
Bana imkan verin, serkes hayaller Bagislayin Babama nurlu bir destan Ta ki aciz kalsin yillar, simaller O’nu unutmaya kalmasin imkan[15]

Turk destanlari uzerinde Prof. Togan’dan once calisanlar arasinda, Rus carligi memurlarindan olan, Alman dogumlu ve doktorasini Almanya’da tamamlamis olan Wilhelm Radloff da vardir. Radloff 19cu yuzyil’in ikinci yarisinda Kazan sehrinden baslayarak Orta Asya’yi dolasmis ve Turk destanlarinin ancak parcalarini ciltler halinde St. Petersburg’da bastirmistir.[16] O yillarda yururlukte olan Rus kanunlari geregince, destanlarin buyuk bir bolumlerini kitabina almadigini bugun yaptigimiz arastirmalar sonucunda biliyoruz.[17] Abubekir Diveyef[18], Gazi Alim[19], Hamid Alimcan,[20] N. Katanov (1862-1922)[21] gibi konu’ya egilen yerli aydinlar, Radloff’un tersine, kendi canlarini hic’e sayarak Turk destanlarini kagida aktarmis ve bastirmayi basarmislardir.[22]
Yukarida da belirtildigi gibi, destanlar yanliz atalar sozlerini gunumuze aktarmakla kalmazlar. Destanlar, yaraticilarinin oz degerlerini, benliklerini de dunya’ya tanitirlar. Bu yol’dan, uluslararasi iliskilere buyuk olcude katkida bulunurlar. Destanlar, sahiplerinin mayasini korur, bozulmasini onler, ilerde bu maya’nin arilastirilabilmesi icin saklarlar.

Bu yonde Dede Korkut ile ilgili ilk calismalarin ve Dede Korkut’un diger dillere yapilan cevirilerinin dokumu ayrica yayinlanmistir.[23] Ek olarak, son on yil icinde Azerbaycan’da Dede Korkut mayasini saklamak ile ilgili calismalarin artmakta oldugu da gorulmektedir. Bunlarin arasinda ilk gozume carpanlar’i asagiya dokuyorum: T. I. Hajiyev and K. N. Veliyev Azarbaycan dili tarihi: Ocherklar va materiallar (Baku: Maarif, 1983); Azerbaycan Ilimler Akademiyasi, Filologiya Institutu, Azarbaycan filologiya masalalari No. II Dede Korkut (Baku, 1984); Kemal Abdullaev, “Dede Gorkut Siirleri” Azerbaycan 1980, No. 7; Azamat Rustamov, “Dada Gorkut’la bagli yer adlari” Alm va Hayat, 1987, No. 9; Mirali Sayidov, “Dada Gorgut gahramanlaryning kokunu dusunurken” Alm va Hayat, 1987, No. 10; Penah Halilov, “Kitabi-Dede Gorgud’un cografiyasi” Alm va Hayat, 1988, No. 8; Kemal Veliyev, “Bir daha Dada Gorgut Siirleri hakkinda” Azarbaycan, 1981, No. 11; Bekir Nabiyev, “Epik zhanr va muasir hayat” Azarbaycan, 1986, No. 7; Akif Huseyinov, “Nasrimiz va kecmisimiz” Azarbaycan, 1982, No. 10; “Mevzumuz: Tarihimiz, abidalarimiz, darsliklerimiz” Azarbaycan, 1988-1989. [Zemfira Verdiyeva, Arif Hajiyev].

Molla Nasreddin dergisinin yayinlanmaya baslayacagi agizdan kulaga fisildanip duyulunca, bir mustakbel okuyucu, Molla Nasreddin dergisinin kurucusu Celil Memmedkuluzade’ye bir kutlama mektubu ve yayinlanmasi dilegi ile siirler gonderir. Molla Nasreddin dergisinin 7 Nisan 1906 gunlu ilk sayisinda da, Celil Memmedkuluzade, karsilik yayinlayarak tesekkur eder: “yolladiklarinizi bir evvelki sayimizda yayinlamak isterdik.[24]

Celil Memmedkuluzade gibi, biz de belirtelim: Butun bunlari bir onceki toplantida soylemek isterdik.

Memmedkuluzade’nin de demek istedigi gibi, siz yazmadikca, soylemedikce, dunya ilgi gosteremez.

KAYNAKLAR:

1. Azerbaycan Cumhuriyeti Kultur Bakanliginca, International Research and Exchanges Board katilimi ile duzenlenip, Baku’daki Akhundov Devlet Kutuphanesinde Haziran 1992 yer alan “ABD’de Azerbaycan ile Ilgili Bilimsel Calismalar” toplantisinda okunan bildiri’dir.

2. Ahmet Yesevi, Hikmet (Istanbul, 1299).

3. Necib Asim, Orhon Abideleri (Istanbul, 1341/1925); H. N. Orkun, Eski Turk Yazitlari (Istanbul, 1936-1941) 4 cilt. Diger dillere cevirileri ve incelemeleri icin, bak T. Tekin, A Grammar of Orkhon Turkic (Bloomington, 1968). Indiana University Uralic and Altaic Series, Volume 69.

4. Kasgarli Mahmut, Diwan Lugat at-Turk (DLT). Kasgarli Mahmut’un yasami ile ilgili bir arastirma icin, bak: Kahar Barat, “Discovery of History: The Burial Site of Kashgarli Mahmut” AACAR BULLETIN (of the Association for the Advancement of Central Asian Research) Vol. II, No. 3 (Fall 1989). Cf. H. B. Paksoy, Editor, Central Asia Reader: The Rediscovery of History (New York/London: M. E. Sharpe, 1994) DLT un bilinen tek el yazmasi Istanbul Millet Kutuphanesi (Ali Emiri, Arabi), No. 4189 da kayitlidir. Diwan Lugat at-Turk’un ilk kez 1917 yilinda Istanbul’da bulunmasi ve ilgili olaylar icin, bak M. Sakir Ulkutasir, Kasgarli Mahmut (Istanbul, 1946). DLT un ilk basim’i Istanbul’da, 1917-1919 yillari arasinda Kilisli Rifat [Bilge] tarafindan yapilmistir. Ilk Turkce cevirisi: B. Atalay, Divanu Lugat-it-Turk (Ankara, 1939-1941). Ilk Ingilizce cevirisi: R. Dankoff with J. Kelly, Compendium of Turkic Dialects (Cambridge: Mass, 1982-1985).

5. H. B. Paksoy, ALPAMSH: Central Asian Identity under Russian Rule (Hartford: Connecticut, 1989). Association for the Advancement of Central Asian Research Monograph Series.
URL http://www.ukans.edu/~ibetext/texts/paksoy-1/

6. Z. V. Togan Oguz Destani: Resideddin Oguznamesi, Tercume ve Tahlili (Istanbul, 1972).

7. F. Sumer, “Oguzlara Ait Destani Mahiyetde Eserler” Ankara Universitesi DTC Fakultesi Dergisi 1959; a.g.y., Oguzlar/Turkmenler (Istanbul, 1980).

8. H. B. Paksoy, “Alpamys zhene Bamsi Beyrek: Eki at bir dastan” Kazak Adebiyati (Alma-Ata) No. 41, 10 Ekim 1986. Fadli Aliyev tarafindan, Ankara’da yayinlanan Turk Dili No. 403, (1985) den aktarilmistir.

9. Paksoy, ALPAMYSH.

10. Ziya Gokalp, Turkculugun Esaslari (stanbul, 1968).

11. Z. V. Togan, “Turk Milli Dastaninin Tasnifi” Atsiz Mecmua, Mayis, Haziran, Temmuz, Eylul, 1931.

12. Nihal Atsiz, Turk Tarihinde Meseleler (Istanbul, 1975). Sayfa 157.

13. Yayinlinmislar arasinda, bak: Koroglu. Yayina hazirlayan, M. H. Tahmasib (Baku, 1975); Koroglu Antep Rivayeti. Y. H. Huseyin Bayaz (Istanbul, 1981); Pertev Naili, Koroglu Destani. (Istanbul, 1931); Koroglu ve Dadaloglu. Y. H. Cahit Oztelli (Ankara, 1962); P. Kichigulov, Koroglu Hakkinda Sohbet. (Ashkabad, 1978); a. g. y. Koroglu Eposunin Poetikasi Hakkinda. (Askhabad, 1984).

14. Bu konu’da calisma yapanlarin arasinda, bak: Memmed Dadaszade, “Dede Korkut destanlarida Azerbaycan etnografiyasina dair bazi malumatlar” Azeraycanin Etnografik Mecmuasi (Baku) No. 3, 1977. Ingilizcesi icin, bak: Soviet Anthropology and Archeology (New York) Vol. 29, No. 1 (Summer 1990).

15. Sakir Cumaniyaz, Muhbir (Taskent) Kasim, 1982.

16. W. Radloff, Proben der volkslitteratur der Turkischen stamme sud sibiriens (St. Petersburg, 1866- 1907) 18 cilt. On cild’i Turk agizlarinda, geri kalanlar Almanca ve Rusca cevirileridir.

17. H. B. Paksoy, “Cora Batir: A Tatar Admonition to Future Generations” Studies in Comparative Communism Vol. XIX, Nos. 3&4 Autumn/Winter 1986; L. Branson, “How Kremlin Keeps Editors in Line” The Times (London) 5 January 1986) P. 1; Martin Dewhurst and Robert Farrell, The Soviet Censorship (Metuchen, New Jersey, 1973); M. T. Choldin, A Fence Around the Empire: Censorship of Western Ideas under the Tsars (Durham, 1985); B. Daniel, Censorship in Russia (Washington, 1979).

18. A. A. Divayef, Alpamis Batir (Taskent, 1901).

19. Gazi Alim “Alpamis Destani” Bilim Ocagi (Taskent) No. 2-3, 18 Mayis 1923.

20. Hamid Alimcan, Alpamis destani (Taskent, 1939). Latin harfleri ile.

21. Z. V. Togan’in Hatiralar (Istanbul, 1969) kitabinda yazdigina gore, N. Katanov Altay yoresinden baptiz edilmis bir Sagay Turk’u idi. Ek olarak, bak: S. N. Ivanov, Nikolai Federovic Katanov (Moskova, 1973).

22. H. B. Paksoy, Alpamysh.

23. H. B. Paksoy, “Introduction to the Dastan Dede Korkut” Soviet Anthropology & Archeology (New York) Vol. 29, No. 1 (Summer, 1990). Cf. Central Asia Reader.

24. Molla Nasreddin (Tiflis) Sayi 1, 7 Nisan 1906. Yeni baski (Baku, 1988). Bak, H. B. Paksoy, “Elements of Humor in Central Asia: The Example of the journal Molla Nasreddin in Azarbaijan.” Turkestan als historischer Faktor und politische Idee. Prof. Dr. Erling von Mende (Ed.) (Koln: Studienverlag, 1988). Ek olarak bak: Aziz Mirahmedov, Azerbaycan Molla Nasreddin’i (Baku, 1980); Gulam Memmedli, Molla Nasreddin (Baku, 1984); Mirza Elekber Sabir, Hophopname (yayina hazirlayan) Memed Memedov (Baku, 1980); Ali Nazmi, Secilmis eserleri (yayina hazirlayan) Firidun Huseyionov (Baku, 1979).

Kitabi Dədə Qorqud – Dede Korkut Kitabı – 3

İç Oğuz’a Taş Oğuz Asi Olub Beyrek Öldüki Boyu Beyan Eder

Üç oq, Boz oq yığnaq olsa, Qazan evin yağ-maladardı. Qazan gerü evin yağmalatdı. Emma Taş Oğuz bile bulmmadı. Hemin iç Oğuz yağ-maladı.
Xaçan Qazan evin yağmalatsa, helalinin elin alur, tışra çıqar, andan yağma ederdi.
Taş Oğuz beglerinden Aruz, Emen ve Qalan beğler bum eşitdiler, ayıtdılar ki, “Baq, baq! Şim-diye değin Qazan’ın evin bile yağma ederdik. Simde neçün bile olmıyavuz?” -dediler. İttifaqı cemi Taş Oğuz begleri Qazan’a gelmediler, edavet eylediler.
Qılbaş derler, bir kişi vardı. Qazan aydır: “Mere Qılbaş, bu Taş Oğuz begleri xanım bile ge-lürlerdi. Şimdi neçün gelmediler?” -dedi. Qılbaş aydır:” Bilmez misin neçün gelmediler? Evin yağ-malatdığm dem Taş Oğuz bile bulmmadı, sebeb oldur”, -dedi. Qazan aydır: “EdaveT bağladılar he mi?”, dedi. Qılbaş aydır:Xanım men varaym, on-ların dostlığm- düşmenligin bileyin”, -dedi. Qazan aydır: “Sen bilürsen var!” -dedi.
Qılbaş bir qaç adam ile binür. Qazan’m tayısı Aruz’m evine geldi. Aruz dexi altun günlügin dik-mişdi, oğlanlar ile oturmışdı. Qılbaş gelüb Aruz’a selam verdi, aydır: “Qazan bunlu oldı. Elbetde, tayım Uruz mana gelsün” -dedi. Qara başım bu-naldı, üzerüme yağı geldi. Develerim bozlatdılar, Qaraquc’da Qazlıq atlarım kişnetdiler. Qaza ben-zer qızımız-gelinümiz bunlu oldı. Menim qara ba-şıma gör neler geldi. Tayım Aruz gelsün” -dedi.
Aruz aydır: “Mere Qılbaş, ol veqt kim Üç, Boz oq yığnaq olsa, ol veqt Qazan evin yağma ederdi. Suçımız neydi ki, yağmada bile olmadıq? -dedi. Hemişe Qazan’m başına bunlu gelsün, tayısı Aruz’ı daim ana tursun. Biz Qazan’a düşmeniz, bellü bil- sün!” -dedi. .
Qılbaş burada soylamış, görelim xanım, ne soylamış, aydır:
Mere qavat,
Qalqubanı Qazan xan yerinden tun geldi. Ala Tağ’da çadırm-otağm dikdi. Üç yüz altmış altı alp erenler yanma yığnaq
oldı.
Yemek-içmek arasında begler seni aradı. Üstümüze yağı-nesne gelmedi. Men senin dostlığm-düşmanlığın smayu
geldim.
Qazan’a düşmen imişsen, bildim! -dedi. Qalqub “Xoş qal!” -deyüb getdi.
Aruz gayet sext oldı. Taş Oğuz beglerine adam saldı. “Emen gelsün, Alp Rüstem gelsün, Dö-nebilmez Dülek Uran gelsün, gerü qalan begler hep gelsün!” dedi.
Taş Oğuz begleri hep yığnaq oldı. Ala bargah otaqların düze dikdi. Atdan aygırdan, deveden buğra, qoyundan qoç qırdırdı. Taş Oğuz beglerine ağırlıq edüb toyladı. Aydır: “Begler, men sizi niye çağırdım, bilür misiz?”
Ayıtdılar: “Bilmezüz”. Aruz aydır: Qazan bize Qılbaş’ı göndermiş.”Elim günim çapıldı, qara başım bunlı oldı, tayım Aruz mana gelsün”, -demiş.
Qılbaş’a ayıtdım ki, qaçan ki, Qazan evin yağ-maladardı. Taş Oğuz begleri bile yağmalardı. Beg-ler gelür Qazan’ı selamlar, gederdi”.
Emen aydır: “Ya sen ne cavab verdin?” Aruz aydır ki, “Mere qavat, Biz Qazan’a düşmemiz”, -dedim.Emen aydır: “Eyü demişsen”. Aruz aydır: “Begler, ya siz ne dersiz?” Begler aydır: “Ne de-
.
yelüm? Çün sen Qazan’a düşmen oldm, biz de düşmemiz”, -dediler.
Aruz araya Müshef getürdi. Hep begler el urıb and içdiler. “Senin dosuna dost ve düşmenüne düşmeniz”, -dediler. Aruz cümle begleri xeletledi, döndi aydır: “Beyler Begrek bizden qız almışdır, güyegümizdir. Emma Qazan’m inağıdır. Gelsün bizi Qazan’la barışdırsun. Deyelüm, getürelim:, bize muti olursa, xoş! Olmaz ise ben saqalını tu-taym, siz qılıc aşurın, parelen! Aradan Beyreg’i ge-tirelüm. Andan sonra Qazan ile işümiz xeyir ola!” -dedi.
Beyreg’e kağıd gönderdiler. Beyrek odasında yiğitlerle yeyüb-içirdi. Aruz’dan adam geldi, selam verdi. Beyrek aleyk aldı. Ayıtdı: “Xanım Aruz size selam aydır, kerem etsün, Beyrek gelsün Qazan’la bizi barışdırsun!” , -deir. Beyrek “Xoş ola!” dedi. Atm çekdiler bindi. Qırq yiğitler Aruz’m evine geldi. Taş Oğuz begleri oturarken girib selam verdi. Beyreg’e Aruz aydır: “Bilür misen, seni niye qağırdıq?” Beyrek aydır: “Niye qağırdmız”. Aruz aydır: “Heb şol oturan begler Qazan’a asi oldıq, and içdik”. Müshef getürdiler. “Sen dexi and iç”, -dediler. “Qazan’a men asi olmazam”, deyü and içdi, soyladı aydır:
Men Qazan’m ne’metini çoq yemişem Bilmezsem, gözüme tursun! Qaraqucda Qazhq atma çoq yilmeşem, Bilmezsem mana tabut olsun! pi Yaxşı qaftanlarm çoq geymişem Bilmezsem, kefenim olsun! Ala bargah otağına çoq girmeşem Bilmezsem, mana zindan olsun. Men Qazan’dan dönmezem, bellü bilgil!
Beyreg’in saqalmı tutdı. Begler Beyreg’e qı-yamadı. Beyreg Aruz qaqduğın burada bildi. Soy-lamış, aydır:
Aruz, mana bu işi edeceğin bilseydim, Qaraqucda Qazlıq atıma binerdim! Eğni berk demir tonım geyerdim! Qara polad uz qılıcım belime bağlardım! Alm-başa gunt ışuğım urardım! Qarğu tali altmış tutam sügümi elüme
ahırdım.
Ala gözlü begleri yanıma salardım! Qavat, men bu işi tuysam, sana böyle gelür miydüm?
Aldayuban er tutmaq övret işidir,
Övretinden mi öğrendin, sen bu işi, qavat?
-dedi. Uruz aydır: “Mere, herze-merze söyleme.
Qanma susanma. Gel and iç!” -dedi. Beyrek aydır: “Vallah, men Qazan Oğuzma başım qomışam. Qazan’dan dönmezem, gerekse yüz pare eyle!” dedi. Aruz gene qaqdı. Beyrek’in saqalmı berk tutdı, beglere baqdı. Gördi kimse gelmez. Aruz qara polad uz qılıncm tartub Beyreg’in sağ oyluğın çaldı, qara qana bulaşdı. Beyreg’in başı bunlu oldı. Begler hep tağıldı. Her kişi atlu atma bindi. Bey-reg’i dexi bindirdiler. Ardına adam bindirib qu-caqladılar. Qaçdılar, Beyreg’i odasına yenirdiler. Cübbesin üzerine örtdiler. Beyrek burada soyladı, aydır:ı Yiğitlerim yerinizden uru turun,
Ağ-boz atumm quyruğmı kesin.
Arqubeli ala tağdan dünin, aşun.
Aqmdılı görkli suyı delüb keçün
Qazan’m divanma çapub varın
Ağ çıqarıb, kara geyün
“Sen sağ ol, Beyrek öldi”, -deyin.
Ayıdınuz: “Namerd Aruz tayından adam geldi. Beyreg’i istemiş, ol dexi varmış. Hep Taş Oğuz begleri yığnaq olmış. Bilmedik, yeme-içme arasında Müshef getürdiler. “Qazan’a biz asi oldıq, and içdik. Gel sen dexi and iç!” -dediler. İçmedi. “Men Qazan’dan dönmezem” dedi. Namerd taym qaqdı. Beyreg’i qılıçladı. Qara qana bulaşdı, bunlu oldı. Yann qiyamet güninde menim elüm Qazan xanın yaqasmda olsun, menim qanım Aruz’a qo-yarsa!” -dedi.
Birdexisoylamışaydır:
Yiğitlerim Aruz oğlu Başat gelmedin Elim-günim çapılmadın, Qaytabanda develerim bozlatmadm Qaraqucda Qazlıq atım kişnetmedin Ağca qoyunlarım menrişmedin Ağca yüzlü qızım-gelinüm ekşeşmedin
Ağca yüzlü görklimi Aruz oğlı Başat gelüb
almadın,
Elim-günim çapmadın
Qazan mana yetişsün Menim qanım Aruz’a qomasun. – Ağca yüzlü görklümi oğlana alı versin Axiret haqqmı helal etsün. Beyrek padşahlar padşahı Heqq’e vasil oldı.
bellü bilsün! -dedi.
Beyreg’in babasına-anasma xeber oldı. Ağ evi-eşiginde şiven qopdı. Qaza benzer qızı-gelini ağ çı-qardı, qara geydi. Ağ-boz atının quyruğmı kes-diler. Qırq-elli yiğit qara geyüb gög sarındılar. Qazan bege geldiler, sarıqların yere urdılar “Bey-reg”, -deyü çoq ağladılar. Qazan’m elin öpdiler. “Sen sağ ol, Beyrek öldi!” -dediler. Namerd tayın al
eylemiş. Oquyuban bizi aldılar. Vardıq, Taş Oğuz begleri size asi olmuşlar, bilmedik. Müshef ge~ türdiler, Biz Qazan’a asi oldıq. Sen dexi bize müt’i ol! -dediler. And içdiler. Beyreg etmegün basmadı. Anlara müt’i olmadı. Tayın namerd Aruz gagdı. Beyreg’i oturduğı yerde qılıcladı. Bir oyluğm dü-şirdi. “Sen sağ ol xanım, Beyreg Heqq’ e vasil oldı menim qanım Aruz’a qomasun” -dedi, -dediler.
Qazan bu xeberi eşitdi. Destmalm eline alub ökür-ökür ağladı. Divanda zarlıq qıldı. Hep anda olan begler ağlaşdılar. Qazan vardı, odasına girdi; yedi gün divana çıqmadı, ağladı-oturdı.
Begler yığıldı, divana geldi. Qazan’m qardaşı Qaragüne aydır: “Qılbaş, var ayıt Qazan gelsün-çıqsun, bir yiğit senin ucından aramızdan eksildi. Hem vesiyyet eylemiş,” Menim qanım qomıyasan, alasan” demiş. Varalum, düşmeni haqlıyalum, di!” -dedi. Qılbaş aydır: “Sen qarmdaşısan, sen var!” -dedi.
Elhesil ikisi bile vardılar. Qazan’m odasma gir-diler. Selam verdiler. “Sen sağ ol, xanım” -dediler. -Bir yiğit aramızdan eksildi, senin yolında baş verdi. Derem, qanm alalım; hem size ısmarlamış, “menim qanım alsun” demiş. Ağlamaqla nesne mi olur? Tun gel yuqarı” -dedi.
Qazan aydır:
- Meslehetdi. Cebbexaneyi yükletsünler. Hep begler, hep binsünler! -dediler.
Cemi begler bindi: Qazan’m qonur atın çek-diler, bindi. Borı çalındı, kos uruldı. Gece-gündüz demediler, yortma oldı.
Aruz’a ve cem’i Taş Oğuz beglerine xeber oldı.” İşde, Qazan geldi” dediler. Anlar dexi çeri derüb boru ağırdan Çjazan’a qarşu geldiler
Üç oq, Boz oq qarşulaşdılar. Aruz aydır:
1. Menim iç Oğuz’da qırımım Qazan olsun! Emen aydır:
2. Menim qırımım Ters Uzamış olsun! Alp Rüstem aydır:
- Menim qırımım Ense Qoca oğlı Oqçı olsun, – dedi.
Her biri bir qırım gözetdi. Alaylar bağlandı, qoşunlar düzüldi. Borılar çalındı. Tavullar dögildi..
Aruz Qoca meydana at depdi. Qazan’a çağırıb “Mere qavat, sen menim qırımımsan, sen gel berü!” -dedi. Qazan qalqan yapmdı, sügüsin eline aldı. Başı üzerine çevirdi. Aydır:
- Mere qavat, muxannatlıq ile er öldürmek nece olur, men sana göstereyim! -dedi.
Aruz Qazan’ın üzerine at saldı. Qazan’ı qı- lıcladı, zerre qeder kesdiremedi, öte keçdi. Nöbet Qazan’a değdi. Altmış tutam ala gönderin qoltuq qısdı, Aruz’a bir gönder urdı. Köksinden yalab deq öte keçdi. At üzerinden yere saldı. Qarındaşı Qa- ragüne’ye işaret etdi:
- Başm kes! -dedi.
Qaragüne atdan endi, Aruz’un başm kesdi.
Taş Oğuz begleri bunu görüb, hep atdan en-diler. Qazan’m ayağına düşdiler, suçların dilediler, elin öpdiler. Qazan suçların bağışladı. Beyreg’in qanm tayısmdan aldı. Aruz’un evin çapdırdı. Elini-günini yağmalardı. Yiğit begler toyum oldı.
Qazan gög alan çemene çadır dikdirdi. Otağm qurdı. Dedem Qorqud gelüben şadlıq çaldı. Gazi erenler başına geldügin aydı -verdi:
Qanı dediğim beg erenler,
Dünya menim deyenler?
Ecel aldı, yer gizledi,
Fani dünya kime qaldı?
Gelimli-gedimli dünya
Son uci ölümli dünya!
Elaqibet, uzun yaşm ucı ölüm, axırı aynlıq.
Yum vereyim, xanım:
Ölüm veqti geldüginde, arı imandan
ayırmasun. . Ağ saqallu baban, yeri uçmağ olsun!
Ağ birçeklü anan yeri behişt olsun!
Qadir seni namerde möhtaç etmesün! Ağalnundabeşkelmeduaqıldıq, qebul olsun!
“Amin!” “amin!” -deyenler didar görsün.
Yığışdırsun, duruşdursun
Günahınızı Mehemmed Mustafa’ya bağışlasun! Xanım hey